L'Archiconfrérie de La Sanch

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L'Archiconfrérie de La Sanch 

Fondée en 1416 par saint Vincent Ferrier, elle commémore la passion du Christ (Chemin de Croix et procession du Vendredi Saint) et se manifeste par des oeuvres de charité.

 Le Précieux Sang de notre seigneur Jésus Christ.

L'Archiconfrérie de la Sanch est la confrérie qui unit l'ensemble des confrères du département des Pyrénées-Orientales dévoués à la confrérie du Précieux Sang de notre Seigneur Jésus Christ.Les buts de cette confrérie sont :

• l'accompagnement des condamnés à mort (par le passé).• la visite et l'accompagnement des prisonniers.• la participation aux cérémonies liées à la Semaine Sainte ainsi qu'une pratique religieuse réelle et active.• la participation aux diverses maintenances (renforcement des liens de coopération et d'entraide entre les différentes Confréries de Pénitents de France et de la Principauté de Monaco.

Elle a été fondée au 15e siècle pendant une période trouble du point de vue religieux (trois papes étaient concurrents: grand schisme d'Occident ou Grand Schisme). C'est la crise majeure pontificale qui secoue l'ensemble du monde catholique au tournant des XIVème. et XVème. Siècles (1378-1417). Cette crise divise pendant quarante ans la chrétienté catholique en deux obédiences.
En 1415, Saint Vincent Ferrier religieux dominicain, fut invité par le Roi Ferdinand d'Aragon (dit Ferdinand le Catholique, né le 10 mai 1452), en son Palais de Majorque de Perpignan. Après de multiples péripéties les protagonistes d'alors allaient mettre fin au Grand Schisme d'Occident. La confrérie a été créée le 11 octobre 1416, par Saint Vincent Ferrier.La " Confrérie du Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ ", a vu le jour dans l'église Saint-Jacques des Jardins, où existaient deux puissantes confréries, dans lesquelles elle a recruté ses premiers membres : la "Confrérie des Jardiniers " qui subsiste encore, et celle des " Tisserands ". Dans un premier temps les confrères utilisaient la chapelle dite de Saint-Ferréol (juste en face sur la gauche de l'orgue lorsque l'on entre dans l'Église). Puis une chapelle spéciale a été bâtie à l'époque de Vauban. Elle se situe en pénétrant dans l'église à main gauche. Il y existe des chapelles de la Sanch dans pratiquement toutes les églises du diocèse (par exemple celle de Rivesaltes qui date de 1707).

Les processions

Depuis 6 siècles, le trajet et le rituel de ces processions est immuable : la procession se déplace dans les rues de la vieille ville durant trois heures, avec des stations devant des reposoirs. Chaque vendredi saint, le cortège débute à 15:00 en l'église Saint-Jacques et se termine à 18:00 au jardin de la Miranda.

Le Regidor, caparutxa (pénitent) rouge, porteur d'une cloche de fer, ouvre la marche du cortège ; viennent ensuite les tambours, voilés de crêpe noir, qui sont suivis par les mistéris, parés de fleurs, représentant les différentes scènes de la Passion, portés par des pénitents noirs ou rouges et par des femmes en mantille.

Revêtus d'un sac de pénitence noir ou rouge et d'une cagoule (la "caparutxa"), les pénitents de la Sanch, défilent dans les rues de la vieille ville, portant sur leurs épaules des groupes statuaires, les "misteris", représentant les mystères douloureux du Christ.

Chaque processionnaire (ils sont en général huit pour chaque "misteri") porte à lui seul entre 30 et 50 kg durant les 3 heures que durent le cérémonial.

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Les misteris

Ce sont des représentations grandeur nature des différentes scènes de la Passion du Seigneur, dont les personnages sont placés sur une sorte de pavois orné de fleurs.

- Le Misteri de l'hort (jardin des oliviers) 
montre Jésus dans son agonie, à côté de ses apôtres endormis, mais il reçoit la visite d'un ange qui vient le réconforter. Les "jardiniers" de Saint-Jacques portent ce Misteri qu'ils ont abondamment fleuri.

- Les Misteris de la Flagellation, du Couronnement d'épines et de "l'Ecce Homo" 
font entrer plus avant dans la Passion de Jésus-Christ.

Les autres misteri évoquent : le Christ portant sa Croix, le Christ cloué sur la Croix et le "Dévot Christ" sur son lit d'apparat devant la Cathédrale.

D'autres "misteri" sont dédiés à la Vierge Marie. A partir du XVIIIème siècle, en effet les "Vierges de Douleur", portant une robe noire, et un coeur d'argent traversé de glaives, intègrent le cortège, ainsi que la "Soledat" (Vierge seule au pied de la Croix), et la "Mater Dolorosa" (la Vierge des Douleurs) qui tient Jésus mort dans ses bras.

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