Confession : "Adressons nous directement à Dieu"

Il est de tradition à l'approche de Pâques de se confesser pour les fidèles catholiques. Pour beaucoup il y a du bonheur et un véritable sens à recevoir le sacrement du Pardon durant les jours saints. Celui-ci est presque comme un nouveau baptême, ou ressenti comme une revivification des grâces de notre baptême.
Mais cette année, compte-tenu du contexte épidémique et des mesures de confinement, il est quasi impossible de se confesser. Mais notre Père Évêque, en se référant au Pape François et au catéchisme nous donne les clés pour y parvenir.

 

 

Chers Sœurs et frères, chers fidèles

En ces temps de confinement et concernant le déroulement de la Semaine Sainte qui s’approche, je sais qu’un certain nombre d’entre vous s’interroge sur les conditions du sacrement de réconciliation. Étant donné le contexte exceptionnel et l’impossibilité de se déplacer et pour vous et pour les prêtres en raison des mesures de distanciation sociale à respecter scrupuleusement, je ne peux que faire miens les mots du Pape François, lors de son Homélie du 20 mars dernier :

« Le catéchisme est « très clair » à ce sujet : la confession individuelle et intégrale suivie de l’absolution demeure le seul mode ordinaire par lequel les fidèles se réconcilient avec Dieu et l’Eglise, « sauf si une impossibilité physique ou morale dispense d’une telle confession » (CEC 1484). Ainsi, « si tu ne trouves pas de confesseur, il faut que tu t’adresses directement à Dieu », explique François, précisant la nécessité d’aller tout de même se confesser plus tard. « En lui disant ainsi la vérité, en lui demandant pardon, avec un « acte de contrition bien fait », la « grâce de Dieu » agira et « notre âme redeviendra blanche comme la neige ». Dieu est comme un Père qui guette le retour de son fils. Pendant la période du Carême sa “tendresse” doit pouvoir toucher les cœurs des catholiques et les guérir de toutes les « blessures de la vie ». « Le Seigneur est capable de transformer le cœur mais cela demande de faire le premier pas », a-t-il confié.

Je vous invite à méditer sur ces propos. Je vous porte dans ma prière dans ce contexte si particulier pour notre communauté catholique.

+ Norbert Turini
Évêque de Perpignan Elne

 

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