Procession de La Sanch : dans les pas du Christ, les pénitents ont retrouvé le chemin de Croix dans la vieille ville

Procession de La Sanch : dans les pas du Christ, les pénitents ont retrouvé le chemin de Croix dans la vieille ville

By vincent in A la une, Actualités, Actualités & Évènements, Agenda, Évènements, News, Non classé on 17 avril 2022

L’Archiconfrérie de la SANCH et les quelque 700 pénitents venus de tout le diocèse ont renoué avec la procession dans le coeur de ville ce Vendredi Saint pour revivre la Passion du Christ. Il y avait beaucoup d’émotion à vivre après deux années sans voir les Caperutxes.

Chers amis,

Il n’y a pas de Vendredi Saint à Perpignan, sans la procession de la Sanch. Cette année elle peut à nouveau avoir lieu. Merci à l’Archiconfrérie, à Monsieur le Maire, aux services techniques de la ville, aux forces de l’ordre, à toutes celles et ceux qui ont œuvré pour renouer avec cette belle tradition religieuse si chère à notre Cité catalane et à laquelle nous tenons tant.

Nous sommes près de 15000 à nous serrer sur le parcours pour voir et accompagner Jésus, sur le chemin de Sa Passion, dont les différentes étapes sont illustrées par les « misteris » que portent nos pénitents. Les foules étaient toutes aussi compactes dans les rues étroites de Jérusalem quand Jésus a été conduit au Calvaire.

Qu’avons-nous observé, si ce n’est le visage d’un homme, torturé, à l’agonie, abandonnée, un condamné à mort traité comme un malfaiteur, qui va être crucifié et tué.

Hélas, tant d’hommes et de femmes lui ressemblent aujourd’hui et vivent leur propre calvaire: torturés, blessés, exécutés dans leur pays en guerre, sur tous les champs de bataille à travers le monde.

Comme vous, je pense au Peuple Ukrainien. Ceux qui sont chez nous, ont pu vivre mercredi dernier leur chemin de croix dans notre Cathédrale St Jean-Baptiste et un certain nombre d’entre eux sont avec nous et participent à la Procession de la Sanch.  Je les salue avec affection en pensant aux membres de leur famille qui sont restés chez eux pour défendre leur liberté.

Notre monde connaît une guerre mondiale en « morceaux » aux quatre coins de la planète, en Ukraine, en Arménie, au Proche Orient, au Yemen, je pourrai poursuivre : la liste est encore longue.

Notre dévot Christ porte sur son visage toutes les blessures, les drames, les tragédies de notre humanité. Celles d’hier et d’aujourd’hui. En mourant sur la croix, il s’est fait solidaire, de toutes celles et ceux que la violence, la guerre, la maladie, les injustices, déplacent, exécutent, crucifient, tuent, aux quatre coins du monde en ce moment même.

Regardez-le, contemplez-le sur la croix. Sur son visage se reflètent celui de ces millions d’hommes et de femmes, à qui la vie a été arrachée, enlevée, brutalement qui laissent derrière eux des mères et des épouses inconsolables, des enfants sans père ou sans mère. En le regardant lui, le Christ nous les voyons eux. 

Il a pris sur lui tous ces visages, toutes ses vies. Pourquoi ?

Plus que les clous, c’est l’amour qui le fixe à la Croix pour témoigner que la vie ne finit pas dans le néant, le vide ou le chaos, mais qu’elle plonge dans l’Amour infinie, sans limite.

Jésus le Fils de Dieu, le Crucifié du Golgotha, l’offre à tous sans réserve par sa mort sur la Croix. C’est pour cela que Son Père l’a envoyé. Chaque goutte de son sang, jusqu’à la dernière, nous dit à quel point Il nous aime. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, Il les aima jusqu’au bout ».

Il meurt d’aimer pour que toute vie soit sauvée dans la dignité de l’amour.

Cette dignité de l’amour il nous la laisse comme une mission à remplir, un message à communiquer. Soyons à la hauteur de cette tâche.

L’amour ne meurt jamais, en Jésus il est chemin d’espérance et d’éternité.