Revivez la célébration de la Fête du jumelage avec Kankan

Revivez la célébration de la Fête du jumelage avec Kankan

By vincent in A la une, Actualités, Actualités & Évènements, Agenda, Évènements, L'évêque on 29 mai 2021

Revivez ici la messe de la fête du jumelage avec le diocèse de Kankan en Guinée, depuis la Cathédrale Saint Jean Baptiste de Perpignan dimanche 30 mai.

Pour revoir le direct cliquez sur le lien ci-dessous

HOMELIE DU PERE FETE DU JUMELAGE AVEC LE DIOCESE KANKAN
DIMANCHE DE LA SAINTE TRINITE 30 MAI 2021  

Sœurs et Frères,
L’unité Trinitaire nous ouvre à l’amour et à la fraternité universels entre chrétiens.
En ce sens, l’évêque est le signe de son Eglise diocésaine dans l’Eglise universelle et le signe de l’Eglise universelle dans Son Eglise diocésaine. C’est ce que nous incarnons Mgr Alexis Aly TAGBYNO, administrateur apostolique du diocèse de Kankan et moi dans nos deux diocèses jumeaux.
Nous devons rappeler sans cesse ce rapport qui existe entre l’Eglise locale et l’Eglise universelle, parce que ce rapport est vital.
Le jumelage entre nos deux diocèses de Kankan et de Perpignan-Elne est une manière de le vivre.
Il se concrétise

  • par la rencontre aussi régulière que possible entre les deux évêques,
  • par une charte du jumelage que nous avons signé,
  • par l’accueil de prêtres de notre diocèse jumeau. Ils sont deux actuellement l’abbé Bernard KAMANO et l’abbé François OLIANO.
  • par la visite réciproque de délégations des deux diocèses,
  • par le soutien de notre Enseignement Catholique aux établissements scolaires du diocèse de Kankan,
  • par des liens plus étroits à construire de paroisse à paroisse, de là-bas et d’ici,
  • par un comité de jumelage ici et à Kankan qui s’attèle à la mise en œuvre de toutes ces réalités et de tout autre projet.

Pour nous le diocèse de Kankan est cette part de l’Eglise universelle que le Seigneur nous confie et qui nous fait du bien comme nous-mêmes, lui sommes confiés espérant contribuer également à son bien.
Souvent nous voyons l’Eglise à travers le prisme de notre situation française, aux prises à ses difficultés et à ses problèmes, mais elle est plus grande que cela et le jumelage nous aide à le découvrir et nous apporte le souffle de la dynamique Eglise d’Afrique.
Nous appartenons à ce grand corps du Christ dont tous les membres s’articulent les uns aux autres.
Ainsi si nous peinons chez nous dans l’annonce de l’Evangile, en même temps nous nous réjouissons,

  • des nombreux catéchumènes dans notre diocèse jumeau,
  • de la vitalité de ses paroisses et de ses mouvements,
  • de la richesse de sa jeunesse et de ses vocations.

Et eux nous sont reconnaissants, de leur avoir envoyé des missionnaires hier pour les évangéliser et nous leur sommes reconnaissants, aujourd’hui de nous envoyer leurs prêtres pour nous aider dans la mission.
Ils nous sont également reconnaissants

  • de pouvoir préparer, chez nous, leurs prêtres pastoralement et théologiquement, pour demain former chez eux, des laïcs et des séminaristes
  • s’enrichir de leur séjour chez nous dans les communautés de paroisses où ils sont appelés à servir, afin d’assumer, demain de nouvelles missions en retrouvant le diocèse de Kankan.

Comme le rappelait le Pape François dans la Joie de l’Evangile : « Personne n’est si pauvre qu’il ne puisse rien donner ; personne n’est si riche qu’il ne puisse rien demander ».
Un jumelage d’église à église c’est une grâce d’enrichissement où l’on apprend à s’ouvrir les uns aux autres à s’encourager mutuellement, à se porter dans la prière pour avancer dans la mission.
Monseigneur Emmanuel FELEMOU, évêque de Kankan qui a récemment rejoint la Maison du Père, nous prions pour le repos de son âme au cours de cette messe, voulait d’abord un jumelage spirituel avant un jumelage économique ou matériel.
Il croyait très justement que c’est au cœur de la prière que se créent les véritables liens, les liens qui durent et pas d’abord dans le profit que l’on peut retirer de la seule entraide, fût–elle utile, voire nécessaire.
C’est encore au cœur de la prière que le Seigneur nous montre les vrais besoins, pas nécessairement ceux auxquels nous pensons, car Lui voit le premier ce qui est bon pour Son Eglise.
C’est dans la prière toujours que nous recevons notre diocèse jumeau comme un don du Seigneur, c’est ainsi que nous l’avons exprimé dans notre charte du jumelage.
Cette réalité du lien, de la relation et de la communion entre Eglises jumelles, Il nous est donné de le contempler ce matin dans la Sainte Trinité.
Tout ce que vit l’Eglise résulte de la surabondance de l’amour trinitaire qui unit le Père au Fils et à l’Esprit Saint.
C’est un amour sans mesure qui donne vie aux baptisés que nous sommes pour former l’unique Eglise du Christ, répandue dans le monde entier avec une grande diversité de langues, de culture, de peuples et de nations.
Dans la Trinité, chaque personne s’ouvre à l’amour de l’autre et lui offre son propre amour et tous les trois ensembles tournent leur regard vers nous pour nous emporter dans l’élan de leur amour sans mesure et nous y plonger.


C’est sur ce modèles des relations trinitaires que nous sommes invités à vivre notre jumelage, en nous ouvrant mutuellement dans un amour réciproque porteur de vie, de joie, d’Espérance, de témoignage et de fraternité. Comme l’écrivait le Pape Benoît XVI : « Plus l’amour est intense, plus l’élan à se diffuser, à s’élargir, à se communiquer est fort ».
Ensemble sous la protection de Notre Dame de Guinée et celle de Notre Dame de Font Romeu, nous continuons ce compagnonnage avec le Seigneur qui est avec nous jusqu’au bout de la route, comme il nous l’a promis. Il nous appelle à cette mission commune : l’impératif d’appeler et de former des disciples qui naissent fils et frères de l’amour du Père, du Fils et de l’Esprit.

AMEN.